Le triste exemple de l’usine Continental à Clairoix
Le scandale d’une entreprise qui fait des bénéfices… et licencie

Photographie lemonde.fr / Antonin Sabot
Continental Clairoix, la plus grosse fermeture d’usine en France depuis le début de la crise, touche malheureusement la Picardie. A Clairoix, dans l’Oise, Continental cesse la fabrication de pneus dès l’an prochain, malgré les promesses de maintien de production jusqu’en 2012, réitérées depuis deux ans.
Cette fermeture touche particulièrement les bassins d’emplois de Soissons et de Compiègne. Si la mobilisation est très importante dans une grande partie du pays. La « manif » des salariés de Continental Clairoix incarne le symbole de cette journée de grève : celui du refus des sarcasmes du capitalisme financier.
En effet après un entretien avec des salariés de Continental, on a appris que le fabricant de pneus aurait fait 27 millions d’euros de bénéfices en 2008, (47 en 2007 et 56 en 2006,)
Ces profits, fruits du labeur des salariés ont permis de construire l’usine Continental de Timisoara en Roumanie et ensuite il est facile de prévoir qu’ils iront dans un pays où les coûts du travail sont encore plus bas.
Les conséquences pour notre bassin d’emploi
La fermeture du site laisse 1130 travailleurs sur le carreau mais entraine aussi la disparition de 2000 emplois liés à la sous-traitance. L’équipementier automobile a confirmé qu’il «ne reviendra pas» sur la fermeture prévue de l’usine de Clairoix d’ici un an (8 millions de pneus par an).
Le groupe promet de fournir une aide financière au reclassement, or, dans notre bassin de travail, l’emploi industriel est déjà dévasté.
« Alors où peut-on reclasser ? Là où n’y a pas d’emploi! »

Le Parti Socialiste face à la crise propose de changer les règles du jeu.
Par Pierre Lenoble,
Secrétaire de la section du Parti Socialiste de Crouy.
Secrétaire fédéral, fédération de l’Aisne du Parti Socialiste .
Membre du bureau fédéral.
