Rassemblement à Soissons, pour un travail décent !

Jeudi 8 octobre 2009
Toute personne dans le monde doit pouvoir avoir un emploi lui permettant de mener une vie digne répondant à ses besoins essentiels.
Cette crise causée par la spéculation, la convoitise et une dérèglementation financière débridée entraine la perte de millions d’emplois et bouleverse la vie des salariés dans tous les pays sans exception. Dans le même temps, des millions d’autres personnes sont acculées à des emplois précaires, cependant que dans nombre de pays, la dégradation des droits fondamentaux de représentation syndicale et de négociation collective suit son cours inexorablement.

C’est dans cette lutte, que les Socialistes soissonnais s’engagent en étant présents aux côtés des organisations, mercredi 7 octobre, à Soissons.

manif-07_10_09

L’effet désastreux du bouclier fiscal

Samedi 4 avril 2009

Le président de la commission des finances, notre camarade Didier Migaud, a analysé les effets réels du fameux bouclier fiscal.

A qui profite le bouclier ?

Selon le gouvernement, il profiterait aux contribuables modestes, ayant un patrimoine s’étant fortement valorisé, tel l’agriculteur de  l’île de Ré. En réalité, si 60 % des bénéficiaires du bouclier fiscal ne paient pas l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune), et donc peuvent apparaître comme modestes, ils ne se partagent que 1% des sommes reversées par l’Etat au titre du bouclier fiscal (ils ont reçu en moyenne un chèque de 580 euros).

En revanche, ceux qui possèdent un patrimoine impressionnant (plus de 15,5 millions d’euros) ont reçu en moyenne un chèque de 368.000 euros, soit 30 années de SMIC !!!

Un bouclier qui profite à ceux qui usent et qui abusent des “niches fiscales” !

Encore plus injuste et plus révoltant, on se rend compte que certains contribuables ayant un très gros patrimoine (plus de 15,5 millions d’euros) déclarent un revenu inférieur ou égal au SMIC. Ce sont en fait des personnes qui profitent de l’existence de toute une série de niches fiscales pour “dégonfler” leur revenu déclaré : non seulement, ces personnes très riches ne paient pas d’impôts sur le revenu mais en plus, elles reçoivent de la part de l’Etat d’un chèque de plusieurs centaines de milliers d’euros (286.231 euros en moyenne) !!!

Alors que l’Etat aurait besoin de trouver des fonds pour financer un véritable plan de relance, de tels mécanismes qui consistent à donner ds centaines de milliers d’euros aux familles les plus riches de France est profondément révoltant, inefficace du point de vue économique (peu de fortunes qui s’étaient exilées en Suisse ou en Grande-Bretagne sont revenues ; même Johnny Halliday, contrairement à sa promesse et malgré son amitié avec Nicolas Sarkozy, reste domicilié en Suisse).

Voilà pourquoi, le parti socialiste demande l’abrogation du paquet fiscal !

Signez et faites signer la pétition demandant la fin du paquet fiscal !

Pour aller plus loin

Illustration :

  • dessin paru dans la revue de l’Ifrap

Les Socialistes soissonnais dans la rue

Vendredi 20 mars 2009



Avec les 2500 Soissonnais dans la rue !

Nous étions là, avec les travailleurs inquiets pour leur emploi, avec ceux qui l’ont déjà perdu, avec ceux qui n’en ont toujours pas trouvé, avec les fonctionnaires en colère contre les suppressions de postes et les atteintes au service, avec les retraités qui voient leur pouvoir d’achat diminuer… Car nous sommes ces retraités, ces fonctionnaires, ces travailleurs.

Et nous sommes des citoyens inquiets et en colère. Inquiets face à la crise économique qui prend une ampleur qui est sous-estimée par le gouvernement.

L’INSEE prévoit 400.000 chômeurs en plus d’ici la fin de l’année. Et que fait le gouvernement pour créer de l’emploi ?

Rien…

Il préfère encourager le recours aux heures supplémentaires (le fameux « paquet fiscal »), redistribuer l’argent public (avec le bouclier fiscal, les 834 contribuables les plus riches ont reçu chacun un chèque de 368.261 euros de la part de l’Etat !) et diminuer le nombre de professeurs dans les écoles (alors que le nombre d’élèves augmente) !

Et c’est bien cette inadéquation de la réponse de M. Sarkozy à la réalité de la crise qui nous met en colère !

Par idéologie, M. Sarkozy refuse de créer de l’emploi public.

Par idéologie, M. Sarkozy refuse de mieux répartir le travail entre ceux qui sont submergés par les heures supplémentaires et ceux qui se retrouvent au chômage.

Par idéologie, M. Sarkozy préfère débloquer des milliards pour aider les banques, des milliards pour certaines multinationales plutôt que d’aider les familles touchées par la crise sociale.

C’est pour cela, que notre place, à nous, citoyens engagés, socialistes, était d’être dans la rue ; pour faire pression sur le gouvernement, pour mener la lutte contre la politique idéologique de M. Sarkozy par tous les moyens.

Et cela faisait chaud au cœur de voir que nous étions nombreux à penser de même.

Pour une nouvelle Europe

Dimanche 15 mars 2009

Les responsables socialistes français ont voté à la quasi-unanimité, le 28 février dernier, un texte qui doit servir de socle pour construire une nouvelle Europe et donc pour battre la droite lors des élections européennes qui auront lieu le 7 juin prochain.

Nouveau monde, nouvelle Europe

Le texte affirme le besoin d’une action européenne pour faire face aux grands défis d’aujourd’hui : la crise économique et sociale, le dérèglement climatique, les dérives autoritaires des États, les conflits régionaux armés. Ces questions dépassent les frontières des Etats ; la réponse doit être européenne, sinon mondiale.

Les socialistes sont conscients que les citoyens sont de plus en plus méfiants vis-à-vis de l’Europe : le parti, lui-même, est traversé par ces doutes. Nous sommes conscients aussi des avancées réalisées sur le terrain de la citoyenneté européenne, sur les échanges culturels.

Mais nous restons opposés à la dérive libérale de l’Union sous la présidence Barroso.

Nous devons combattre cet état d’esprit que par une réorientation de la construction européenne vers des objectifs sociaux. C’est ce que nous cessons de demander, c’est ce pour quoi nous nous battons depuis maintenant une décennie.

Selon nous, l’Union européenne doit agir pour endiguer la crise, retrouver le chemin d’une croissance forte, durable et riche en emplois. C’est l’urgence. Mais elle doit aussi agir pour réformer en profondeur l’économie mondiale afin que pareil désastre ne se reproduise plus.

Elle doit également renforcer le dialogue et la coopération entre les peuples, pour s’opposer à la loi du plus fort et au “choc des civilisations”.

Mais pour réorienter l’Europe, il faut d’abord envoyer au Parlement de Strasbourg une majorité de députés de gauche.

“Changer l’Europe, c’est nécessaire, battre la droite, c’est faisable, donner un nouveau sens à l’Europe avec la gauche européenne, c’est possible.”

Pour aller plus loin :